Nouvel article NWOW // Les règles des NWOW, le foot et cinq buts à atteindre !

Jean Philippe CATHELIN est le Fondateur d’une structure de conseil spécialisée en communication interne en 1985 (l’agence A CONSEIL), l’humain dans son contexte de travail constitue le dénominateur commun de ses analyses et interventions.

Score 4 à 2 ! Allez les bleus, vive les NWOW ! Dans la compétition du Mondial de foot, nos yeux enthousiastes ont probablement et sans le vouloir perçu quelques caractéristiques des New Ways Of Work ! Alors que nous étions tenus en haleine par le résultat final, les nouvelles façons de travailler – et de réussir – se sont superbement illustrées au travers du fonctionnement de l’équipe de France…

Premier point saillant, l’implication des joueurs et la primauté de la communication interne au sein du groupe.

Pour atteindre le but extrême, ce qui se passe dans l’intimité de la préparation est essentiel. Un exercice totalement distinct du spectacle des rencontres (voire pour une part volontairement cloisonné et secret). Preuve en est que malgré la porosité entre communication interne et externe, il ne faut pas confondre ces deux disciplines. La stratégie ne se conçoit qu’en coulisses, là où se joue le pouvoir des mots. Irréfutable, les racines de la pelouse ne se voient pas tandis que sur le gazon règne l’effet glamour !

Deuxième point, le rôle de l’entraîneur.

Sans être en action directe pendant les matchs, il doit en amont avoir conjugué les individualités et le collectif, en ayant lui-même incarné l’humilité que chacun doit absolument endosser au profit du groupe. Protéger, contrebalancer l’impact extérieur des médias et du public – qui façonnent vite des héros ou trouvent promptement des boucs émissaires – tel est également son rôle de garde frontière pour assurer une cohésion d’ensemble. Pas de chacun pour soi, pas encore de pose publicitaire à ce stade !

Troisième point, le centre de gravité des NWOW est d’abord un projet.

Et, comme il est coutume de l’entendre, il faut que celui-ci fasse sens : le « pourquoi » est à circonscrire. Pour une mission donnée, finies les limites territoriales et les barrières chauvines, on assemble des talents avec la diversité des profils comme véritable richesse. En sport rien n’empêche de regrouper sous un même drapeau des nationalités hétéroclites, tout comme des intervenants différents peuvent se réunir sous une même bannière pour participer à un projet économique commun. Et dans tous les cas ce sont la lisibilité de l’objectif, sa singularité et son bon partage entre tous les acteurs qui détermineront ensuite le « comment », et sa réussite.

Quatrième point, l’envie.

Dans le cadre de ces nouvelles façons de travailler sachons toujours, d’une façon ou d’une autre, extirper d’un projet des motifs d’action. Entendons motivations. Loin d’un simple devoir à assumer, les actions à entreprendre doivent susciter le désir des protagonistes ! Que le joueur vedette Kylian Mbappé déclare dans une interview d’avant la finale « nous serons d’abord là pour le plaisir » constitue une véritable leçon de management. Quel levier d’efficacité que cet appétit, cette liberté de mouvement !

Cinquième point, la reconnaissance des acteurs.

Nombreuses sont les méthodes de valorisation des individus, depuis le salaire, les moyens et conditions de travail, jusqu’aux gratifications symboliques. Pour époustouflantes que soient les rémunérations des joueurs, d’autres variables restent à disposition de l’encadrement comme la prise en compte subtile de leur environnement familial. Les vies privées s’imbriquent désormais dans les nouvelles évolutions professionnelles ; au-delà de leurs statuts, les individus doivent être reconnus dans la plénitude de leur identité.

Bien d’autres parallèles entre vies sportive et économique peuvent être mis en lumière : le cadre spécifique et à chaque fois limité dans lequel elles s’exercent, les règles à respecter avec leurs sentences incontournables (ici l’arbitre, là le marché), etc. Dans tous les cas c’est bel et bien l’incertitude du résultat qu’il s’agit d’admettre tout en travaillant ardemment sur de nouvelles façons de l’aborder. Vouloir évoluer malgré l’aléatoire, ne pas s’arc-bouter sur le score ou la courbe mathématique du chiffre à atteindre, se rendre compte que le meilleur chemin vers la victoire passe par l’intelligence collective et une approche concertée de la préparation, telles sont des leçons à retenir. Pour un résultat final enthousiasmant, avant de bien se placer dans le cœur de l’action, gardons fort en tête cet esprit… sportif !

Jean-Philippe Cathelin
Fondateur de l’agence A CONSEIL
+33 (0)6 60 78 23 00
M jphcathelin@aconseil.fr
t @jphcathelin

2018-07-21T20:29:08+00:00