Session du 8 Juin 2017: Le télétravail, mythes et réalités.

Mot de Dominique Losay (fondateur de NWOW) https://www.linkedin.com/in/dominiquelosay/ :

appréhender sans chichi la notion de télétravail aux enjeux considérables.

Présentation d’Artdesk:

Artdesk a mis en place des process de flex et de nomadisme.

On part de l’interview de 4 témoins qui sont challengés au cours de la soirée.

 

Mot d’Emmanuel Frantz (co-fondateur de NWOW)

https://www.linkedin.com/in/emmanuel-frantz-mercadal-4a0bbb16/ :

tordre le cou à certains a-priori sur le télétravail

rappel des piliers d’NWOW: prospective, positivité, audace, humanisme

Présentation des témoins et de leur rôle

 

Isabelle Perrier > médecin du travail et thérapeute.

Mireille bouleau > économètre à l’IAU institut d’aménagement  (auteure d’une étude poussée sur le sujet) https://www.linkedin.com/in/mireille-bouleau-0aa9ab1a/

Xavier de Mazenod > référence du télétravail fondateur de Zevillage.nethttps://www.linkedin.com/in/xavierdemazenod/

Julie Gamundi> directrice des ressources humaines d’artdesk https://www.linkedin.com/in/julie-gamundi-15996188/

 

 

 

  • Xavier de Mazenod, fondateur de zevillage : portrait du télétravail.

 

> Le télétravail devrait devenir un problème stratégique et de la DG et non plus que des RH.

> Depuis 20 ans, on nous parle du télétravail comme étant un facteur de risque. La réalité est que si c’est cadré, il n’y a aucun problème (accidents marginaux).

> Autre notion plus large = travail flexible.

> Le télétravail est arrivé en 2002 dans les entreprises quand les syndicats ont trouvé un accord qui a depuis été réglementé.

> 300000 personnes travaillent dans la cadre d’un accord négocié. Toute la littérature est là pour le mettre en place et en faciliter l’implémentation.

> 3 jours/ semaine est la durée idéale selon les retours d’expérience.

> Le télétravail se fait sur le principe du volontariat, on ne peut pas forcer les employés à télétravailler.

> Aspiration générationnelle = sortir du métro-boulot-dodo.

> Conserver des temps présentiels en fonction des enjeux (stimuler la créativité impossible à travers les outils digitaux qui génèrent trop de filtres pour s’exprimer pleinement).

> Paradoxalement le télétravail renforce le rôle du manager (key people qui devient référent et qui encadre par la confiance).

> Télétravail = • 1/3 de temps de sommeil en +,

  • 1/3 de loisir en +
  • 1/3 rendu à l’entreprise en +.

Le télétravail peut générer une pression supplémentaire du collaborateur et conduire à un burn-out.

 

 

  • Mireille Bouleau – économètre à l’INstitut d’Aménagement et d’Urbanisme :

 

Qu’est-ce qui ressort de l’étude Nouveaux modes de travail et enjeux de mobilité (disponible ici: https://www.iau-idf.fr/fileadmin/NewEtudes/Etude_1284/ModesTravail_enjeuxMobilite.pdf)

> On vit dans une métropole de flux, 41M de déplacements en IDF, 12M pour des raisons de travail. => gros pbs de congestion que tout le monde subit

> Les déplacements secondaires sont en constante augmentation =

Nos vies se complexifient (plus d’activités, frontière privé/ pro plus floue et le travail change).

Emergence du travail nomade qui grâce au smartphone permet de travailler tout le temps partout (ATAWAD).

> De moins en moins de salariés, augmentation constante du nombre d’indépendants = plus de flexibilité, philosophie hors les murs (coworking, …). Mais selon la loi, le télétravailleur est forcément salarié. Création de nouveaux emplois grâce à l’économie collaborative, société en mutation.

> Autre phénomène = le mode multitâche ou multi-activité (slashers, temps partiels cumulés) => multiplication des lieux d’emploi

Multiplication des emplois très mobiles.

> Impact temporel, de plus en plus d’emplois à horaires décalés, fractionnés. Faux lissage générant une congestion globale et plus réparties en heures de pointe.

> Du coup le télétravail vient répondre à des enjeux économiques, écologiques et sociétaux majeurs en terme d’aménagement.

 

 

  • Isabelle Perrier, médecin du travail, thérapeute:

 

Le médecin du travail évalue les risques à chaque modification organisationnelle. Ces risques s’appliquent au télétravail.

les 3 grandes typologies de risques :

  • risque psycho-sociaux : manque d’info, isolement, questionnement, doute, obligation de réaction, urgence de répondre => pas plus de 2 jours /semaine et droit à la déconnexion. Obligation de faire une pause et d’avoir une pièce dédiée.
  • risque ergonomique : installation du poste, lumière inadaptée, …
  • risque sécurité électrique : certificat de conformité électrique que le télétravail doit fournir à l’entreprise.

Quand ces risques sont bien cadrés, il n’y a pas de problème mais il faut que le volontaire au télétravail remplisse certains critères évalués par le manager (ancienneté, avoir fait preuve d’autonomie,…).

Certains managers, trop esclaves du contrôle, peuvent refuser le télétravail dans leur département.

Un autre point bloquant est le niveau de sécurité des données. Certains postes ne peuvent pas être déplacés hors d’un cadre sécurisé.

Il n’y a ni évaluation ni bilan du télétravail dans l’entreprise mais ce serait une bonne chose. Globalement il n’y a pas de feedbacks car c’est tabou (question sur la rentabilité des personnes).

 

 

  • Julie Gamundi, DRH Artdesk :

 

Chez Artdesk, on parle de nomadisme car on veut mettre en avant la liberté des collaborateurs.

Stimuler l’expression naturelle des collaborateurs => digitalisation, équipement, moyens collaboratifs.

Répondre aux besoins de changer d’air et de pouvoir se ré-isoler dans des espaces libérés.

Il faut aussi savoir ressentir si cela fonctionne, prendre la mesure de l’impalpable.

Il faut aussi identifier les profils plus adaptés que d’autres à ces nouvelles formes de travail, ceux qui ont besoin d’être rassurés, accompagnés en permanence.

C’est vraiment des histoires de personnalité.

 

Questions-réponses:

  • Position de Sanjay d’Humières: nous avons un réseau de transport parmi les plus efficaces qui peut aussi permettre de décloisonner (décaler les horaires de pointe).

Réponse de mIreille : ils ont tenté de décaler certaines grappes d’horaires concomitants (bureu, scolaire, magasin).

  • BNP : 10000 collaborateurs en tt. Ces choix générationnels à qui profitent-ils ?

Réponse de Xavier : il faut vraiment laisser faire les gens et adapter les processus. On peut avoir 2 approches, approche prudente très structurés et une approche plus souple .

Ca dépend de la nature de l’activité de l’entrepise.

  • Question Paul Rieusset :

Quid de la rentabilité ?

Réponse

ROI difficile à quantifier

Coût certain de la transformation, gain de productivité entre 15 et 20 %

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *