new ways of working : 8 mars toute la place pour les femmes

Catherine Ladousse, Co-Fondatrice et Présidente du Cercle InterElles (réseau de réseaux de femmes et d’hommes des entreprises dans le secteur technologique et scientifique engagées pour la mixité)

Claudine Schmuck, Présidente du Groupe Informatique et Télécom de Sciences Po Alumni

Thaima Samman, Présidente de WIL (The European Network for Women in Leadership)

Oui, c’est un choc !
Dans les secteurs high-tech dont l’importance est décisive pour l’emploi et la croissance, les femmes sont devenues quasi invisibles. En juin dernier nous avons lancé un appel à agir pour la mixité dans le numérique. Cet appel relayé par de nombreuses associations et réseaux féminins a été entendu. D’abord par Vivatech, manifestation phare réunissant des start-up et des grandes entreprises du monde entier. Puis par le gouvernement : le 31 janvier dernier nous avons donc été associés à la présentation du plan sectoriel mixité dans le numérique porté par trois Ministères. De tous les plans sectoriels mis en place depuis 2014, c’est celui qui prend appui sur la mobilisation la plus large d’acteurs du secteur public, privé et de la société civile.  C’est donc une étape clé qui a été franchie.

Mais les chiffres alarmants s’accumulent, et prouvent que des dispositifs complémentaires doivent être mis en place. Comme l’établit le rapport sur la 4ème révolution industrielle et les métiers du futur présenté à Davos en janvier dernier, faute d’une concertation encore plus forte et d’un engagement clair du public et du privé, le renforcement de la mixité dans le high-tech n’adviendra pas. En effet, les recrutements de femmes à horizon 2020 par les décideurs clés de 371 groupes mondiaux progressent peu. Notamment dans le high-tech. Résultat ? En 2020 les femmes resteraient très minoritaires chez les moins de 30 ans recrutés dans l’industrie et le high-tech : 27% dans l’énergie, 29% dans l’infrastructure et 34% dans le numérique.

Les décideurs interrogés dans le rapport présenté à Davos ne s’y trompent pas : pour eux l’un des premiers obstacles à la mixité est l’articulation entre vie professionnelle et vie privée.  Ce problème se pose avec une acuité renforcée dans l’industrie et le high-tech. S’ajoutant au plafond de verre plus prononcé dans ces secteurs en raison du poids des stéréotypes et du sexisme dit « ordinaire », il contribue au taux d’attrition élevé observé chez les femmes. Pourtant les chiffres le démontrent, les entreprises qui savent s’organiser pour permettre une vraie mixité sont non seulement celles qui performent le mieux mais aussi celles dont les équipes sont les plus épanouies. Agir pour une inclusion et une reconnaissance égale, une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie privée c’est agir pour plus de croissance. Et donc pour plus d’emploi.

Ce constat nous sommes nombreux, femmes et hommes, à le partager. C’est pourquoi, nous lançons à chacun des candidat.e.s à la présidentielle un appel pour une mobilisation encore plus large et complémentaire des acteurs à impliquer. Une alliance qui dans la continuité du plan sectoriel saura prendre appui sur une mobilisation encore plus forte et complémentaire des acteurs à impliquer. Celle-ci passe par l’organisation de rencontres nationales pour fédérer et coordonner toutes les parties prenantes d’une meilleure égalité professionnelle. L’objectif sera de renforcer l’attractivité des métiers d’avenir en prenant appui sur les 17 propositions identifiées par les femmes scientifiques et ingénieures, de lutter contre les stéréotypes pénalisant la carrière des femmes; de prendre appui sur les technologies et le digital pour déployer une organisation du travail moderne et compétitive, et lever les freins à une meilleure articulation des temps de vie, en cohérence avec la proposition de Grenelle du Travail moderne, proposé par le réseau Happy Men pour faire de l’égalité hommes-femmes un levier au service de l’emploi.

Renforcer l’égalité professionnelle pour renforcer l’emploi c’est notre ambition. Une ambition à partager avec les candidats à la Présidentielle que nous interpellons afin d’inscrire ces objectifs prioritaires dans leurs actions au service de la France et de l’avenir de notre société.

 

Avec le soutien de :

Rebecca Amsellen, Fondatrice Les Glorieuses

Agnès Arcier, Présidente de la Fédération Femmes Administrateurs

Aline Aubertin, Présidente de Femmes ingénieurs

Sonia Bahri, Conseillère du Président de la Commission Nationale Française auprès de l’UNESCO

Laurence Beldowski, Directrice Générale de Communication & Entreprise

Isabelle Blin, Présidente de SupplémentdElles

Bérengère Bouttier, Présidente d’honneur de Synergies pour la mixité de l’EPITA

Agnès Bricard, Fondatrice de la Fédération Femmes Administrateurs

Dipty Chanders, Présidente – Association E-mma France (EPITECH)

Viviane de Beaufort, Professeure a l’Essec, fondatrice des Women-Essec programmes

Antoine de Gabrielli, Fondateur du réseau Happy Men

Véronique di Benedetto, Présidente de Femmes du numérique, commission du Syntec Numerique

Catherine Fassi,  Présidente de SIGN réseau SCOR

Agnès Fourcade Co-présidentes de Femmes business angels

Marie-Amélie Frere, Co-présidente de Girlz in web

Tatiana F. Salomon, Co-présidente et co-fondatrice de Jamais Sans Elles

Emmanuelle Gagliardi, Présidente de CONNECTING WoMEN et fondatrice du Forum de la Mixité

Fatiha Gas, Présidente du réseau Elles@ESIEA et de QFDN

Anne Guillaumat de Blignières, Présidente d’Alter Egales

Isabelle Guittard-Losay, Présidente de Mixcity, le réseau des femmes de BNP Paribas

Isabelle Job-Bazille, et Delphine Maisonneuve Co-présidentes de Financielles

Carol Lambert, Présidente du comité Egalité Parité du Medef.

Emmanuelle Larroque, Fondatrice et directrice de Social Buider,

Isabella Lenarduzzi, Fondatrice et directrice de JUMP

Marie-Christine Maheas, Coordinatrice du think tank Observatoire de l’Equilibre Hommes Femmes OEHF

Marie-Christine Oghly, Vice-présidente Femmes Chefs d’Entreprise Mondiales

Natacha Quester-Séméon, Porte-parole de Jamais Sans Elles et co-fondatrice de Girl Power 3.0.

Céline Parsoud, Présidente de Women’Up

Ludwine Probst, Présidente de Ladies of Code

Clarisse Reille, Présidente de Grandes Ecoles au Féminin

Delphine Remy-Boutang, Co-Fondatrice de La Journée de la Femme Digitale, Fondatrice du club JFDConnect

Claire Saddy, Présidente des Pionnières

Ana Semado, Vice-présidente de Mines Informatique

Joël Thomas, Délégué Général d’IESF

Nina Varchavsky et Jérémie Chaligné, co-président.e.s de l’association WAX Science

Valérie Vitter Mouradian, Présidente de 50/50 au Féminin

Mansour Zoberi, président de l’Association française des managers de la diversité

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